Pascal Aubert, petit banlieusard des années 60, fils unique d’un coursier en mobylette et d’une dactylo-facturière, connaît une enfance tranquille et joyeuse, déjà jalonnée de mésaventures et autres embûches.
Entre une maman poule, thermomètre à la main pour prévenir le moindre « pet de travers », et un papa rigolo qui le reprend sur son argot, Pascal, rêveur et un peu poète, décroche son bac et choisit la littérature, au grand dam des maths : avec des chiffres, dit-il, on n’écrit pas « je t’aime ».
Après trois mois dans une grande banque parisienne, son « plan de carrière » ressemble à un avis de décès. Il prend peur de la sécurité que tous les autres recherchent et s'engage non pas dans l'armée (ça va pas non !), mais comme photo-reporter.
Il dévore alors la vie à plein objectif, sillonnant la planète en reportages événementiels. Malgré sa chkoumoune de chat noir et des péripéties qui en auraient cloué plus d’un, il revient la tête pleine de souvenirs aussi loufoques qu’improbables. Il lâche tout à l’avènement du numérique pour se lancer dans une carrière encore plus précaire : comédien. Mais ceci est une autre histoire… Un autre livre ?

Photo : ©Jean Reynes

Dans ce livre, chaque chapitre raconte une aventure – ou plutôt une mésaventure – de ce curieux baroudeur de banlieue qu’est Pascal Aubert. Reporter talentueux mais éternel marcheur du pied gauche, il cumule les tuiles, qu’il soit en mission ou simple quidam pas vraiment béni des dieux. De l’équateur à la Nouvelle-Zélande, en passant par les transports en commun français, il lui arrive ce qu’on ne souhaiterait à personne, ce qui, normalement, n’arrive pratiquement jamais à quiconque. Et même là où il aurait pu y rester, il est toujours là pour en rire, carnet de notes à la main, le lecteur étant régulièrement mis à contribution. Scènes surréalistes, quiproquos catastrophiques, fous rires nerveux : rien ne lui est épargné. Car tout est vrai dans ce recueil, aussi saugrenu que cela puisse paraître. On referme ces pages avec l’étrange impression d’avoir survécu à ses côtés à une loterie de malchance, mais aussi à un réjouissant feu d’artifice d’autodérision